Les journées de l'orgue en Alsace 
du 12 au 16 mai 2010
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Monsieur Ré-Dièze et mademoiselle Mi-Bémol

Plus de 200 élèves de Strasbourg et de Haguenau ont pu découvrir cette semaine un spectacle réunissant une conteuse et un orgue sur une nouvelle de Jules Verne, « Monsieur Ré-Dièze et mademoiselle Mi-Bémol ». La découverte des orgues continue aujourd'hui de 10 h à 20h30 à Strasbourg.

Extrait du DNA - Édition du Sam 15 mai 2010

 

L'association « Découverte des orgues d'Alsace » organisait, dans le cadre de la journée de l'orgue, une initiation de cet instrument dans l'église Saint-Paul à Strasbourg. Les élèves de CM1 et de CM2, déjà familiarisés grâce à des malles pédagogiques qui circulent au sein de l'Éducation nationale sur le thème de l'orgue, étaient malgré tout très attentifs au spectacle.

 

Plus de 200 élèves de Strasbourg et de Haguenau ont pu découvrir cette semaine un spectacle réunissant une conteuse et un orgue sur une nouvelle de Jules Verne, « Monsieur Ré-Dièze et mademoiselle Mi-Bémol ». La découverte des orgues continue aujourd'hui de 10 h à 20h30 à Strasbourg

Les instants dramatiques de l'histoire

 En effet, seule la voix de la conteuse Colette Migné résonne dans l'église. « Ce que je vais vous raconter se passe en Suisse » commence-t-elle. Il faut dire qu'elle a de la prestance, Mme Migné, avec son grand châle rouge et son petit béret vert et blanc. Les images de l'orgue, qui se trouve dans notre dos, sont retransmises devant l'autel sur écran géant. Majestueux et mystérieux, il se laisse approcher par l'organiste Benjamin Righetti.
  Les enfants, intrigués, ne peuvent s'empêcher de se tourner pour essayer de l'apercevoir. La conteuse mademoiselle Mi-Bémol et son amoureux monsieur Ré-Dièze (l'orgue) se jettent la balle. Les instants dramatiques de l'histoire sont intensifiés par les sons graves qui sortent des grands tuyaux de l'orgue.
  A l'inverse, les instants plus légers sont comme un souffle de fraîcheur dans l'église. Soudain, l'orgue se tait et tout redevient silencieux... Puis ça reprend de plus belle, la conteuse fait chanter les enfants sur des gammes : « Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do... ». «  Non non non, ça ne va pas, crie la conteuse. J'ai vu des adultes qui ne chantaient pas ». Ils reprennent « Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do... ». Elle recoupe. «  Non non non, vous n'avez pas commencé en même temps ». Ils reprennent.« Do, ré, mi, fa, sol, la... ». Elle recoupe. « Non non non ... ». A peine a-t-elle fini sa phrase, que les élèves applaudissent.

« Je préférais le monsieur qui jouait de l'orgue »

 La conteuse continue son histoire, tout en mimant, en dansant et en s'arrêtant pour prendre des pauses pour se faire photographier. Les élèves sont toujours aussi attentifs.
  L'histoire d'amour entre monsieur Ré-Dièze et mademoiselle Mi-Bémol finit bien. « Ils se marièrent malgré le ton d'un huitième qui sépare un Ré-Dièze d'un Mi-Bémol », finit la conteuse. Peu après, plus d'une vingtaine de doigts se lèvent. Les enfants, pleins d'interrogations, se bousculent pour poser leurs questions. «  Combien de tuyaux à un orgue ? », demande l'un. « Est-ce qu'il existe des disques d'orgue ? », interroge un second. Tandis que certains exposent leurs impressions : « Moi, j'ai bien aimé. L'histoire était jolie et bien racontée », chuchote Léa, 11 ans. « Moi, non, la dame criait trop fort, je préférais le monsieur qui jouait de l'orgue », ronchonne Guillaume, 8 ans. Les avis divergent, mais les professeurs ainsi qu'une grande partie des élèves sont conquis.

Amandine Schiavo

Édition du Sam 15 mai 2010
 

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